The Compassion Fatigue Solutions Blog

Keeping our Compassion Alive: What Works?

by Françoise Mathieu, M.Ed., CCC. 

This post was originally written for the hospice and palliative care website Life & Death Matters (see blog post here in its original form).

resilience-compassion

As a compassion fatigue specialist, I have the privilege of travelling across North America each month, meeting helping professionals of all stripes: nurses, social workers, physicians, police officers, lawyers, and a myriad of others who work in high touch situations with individuals with complex needs.

Sometimes I’m offering a lunchtime keynote, and in other instances a half or full day workshop. During these trainings, participants explore the many-layered challenges of their jobs, exploring their struggles with insufficient resources, inadequate pay, secondary trauma exposure, compassion fatigue and the risks of burnout. Working in this field can be tough when there isn’t enough to go around, and we acknowledge that in our work together.

Understandably, overwhelmed and depleted helping professionals also want solutions when they come to our training and they frequently ask challenging questions: “can we prevent this?”, “What about my workplace, aren’t they responsible for providing a healthy work environment?”, “What can I do when my caseload has doubled in the past three years?”

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Calling all champions: Mental Health – Tell me about it!

by Alexandra Fortier, MSW, RSW.

“Calling all champions” is a monthly column by Compassion Fatigue Solutions Associate Alexandra Fortier. The intent is to get your fire started and to get your inner champion moving.  We’d love to hear from you so please weigh in!

For those of you who may know me, or have been at my workshops, you probably know that I don’t like to reinvent the wheel (especially when the wheel works so well) and that I believe that if we put our mind to it, we can accomplish anything.

With the release of their first National mental health strategy, Changing the Direction of Mental Health in Canada, the Mental Health Commission of Canada stated, “There can be no health without mental health”.

Even though this sounds true and it makes sense, how is it that most of us react differently when it comes to physical illness and mental illness?

Have you ever noticed how we receive support by the ton if we have a health scare or if we get injured, but that we can hear crickets from our support system when we are struggling with mental health issues?

The following article written by Larry M. Lake, Comfort Food: No one brings dinner when your daughter is an addict, highlights how a family lives through this exact situation.

I’m sharing this article, as it has been shared with me, to start having conversations around this topic – about the stigma that surrounds mental health, on how we would react in a similar situation, and on how we would like to be supported if this happened in our families.

So… here is the challenge that I am extending to you in the coming week: I challenge you to have at LEAST one conversation about mental health with yourself, a friend, a loved one and perhaps one of your work colleagues.

The goal: let’s all be champions and help to bring to life the saying brought forth by the Mental Health Commission of Canada!

 

 

Appel aux champions: La santé mentale — parlons-en!

Par : Alexandra Fortier, MSW, RSW.

« Appel aux champions » est une série mensuelle écrite par notre associée Alexandra Fortier dans le but de stimuler la conversation et donner vie à vos idées. Bref, l’intention est d’attiser votre enthousiasme et d’activer votre champion intérieur. Nous aimerions connaître vos idées et opinions. Partagez vos réactions avec nous! »

Ceux et celles qui me connaissent ou qui ont participé à mes formations, savent que je n’aime pas réinventer la roue (surtout puisqu’elle fonctionne déjà si bien) et que je crois fondamentalement que lorsqu’on décide quelque chose, nous avons les moyens d’atteindre nos objectifs.

Dans son rapport, Je change les orientations en santé mentale au Canada la Commission de la Santé Mentale du Canada a indiqué « qu’il ne peut pas y avoir de santé s’il n’y a pas de santé mentale. »

Bien que cette citation semble être d’une évidence, comment se fait-il alors qu’une bonne proportion de gens adoptent des réactions différentes devant la maladie physique et la maladie mentale?

Avez-vous déjà remarqué que vous recevez des montagnes d’appui lorsque vous avez des problèmes de santé physique ou que vous avez subi une blessure, mais que lorsque cela vient aux défis liés à la santé mentale, vous pouvez pratiquement entendre des criquets de la part de votre réseau de soutien?

L’article qui suit raconte l’histoire d’une famille qui a eu à vivre exactement cette situation :

Comfort Food : No one brings dinner when your daughter is an addict, par Larry M. Lake (article en anglais seulement)

 Je partage cet article avec vous, comme il m’a été partagé, afin de commencer une discussion à ce sujet, soit : au sujet du tabou qui entoure la santé mentale, de notre propre réaction dans des circonstances similaires, et enfin, de la manière dont on aimerait être appuyé si cela affectait un membre de notre famille.

Donc… voici le défi que je vous lance : cette semaine, je vous invite à avoir AU MOINS une conversation avec : vous-même, votre famille et vos amis, et vos collègues.

Le but : soyons tous des champions et aidons à donner vie à l’expression mise de l’avant par la Commission de la Santé Mentale du Canada!

Le Futur Parfait – Suite

Par Alexandra Fortier, MSS, RSW

« Appel aux champions » est une série de blogues avec  le but de stimuler la conversation, de dépoussiérer vos projets et de donner vie à vos idées. Bref, l’intention est d’attiser votre enthousiasme et d’activer votre champion intérieur. 

girl making a collage copy

Cliquez ici pour lire la première partie

Il y a quelques mois, je parlais au téléphone avec ma sœur et elle me faisait part de plusieurs défis qu’elle vivait, et ce, à de multiples niveaux. Je lui ai demandé si elle en avait assez de toutes ces embuches. Elle m’a presque hurlé OUI! Je lui ai donc lancé un défi : es-tu ouverte à participer dans ton Futur Parfait? Piquée de curiosité, elle a accepté.

Je lui ai demandé de visualiser à quoi ressemblerait son futur parfait. Elle n’a pas été en mesure de me répondre sur le vif, alors je lui ai donné un devoir à faire. Ma sœur est une personne très créative, alors, je lui ai proposé de faire un collage démontrant à quoi ressemblerait son futur idéal si par magie elle se réveillait demain matin et qu’elle se retrouvait dans cette vie parfaite (il y a des gens qui appellent ce collage un tableau de visualisation).

Le lendemain, j’ai fait un suivi avec elle et elle avait vraiment hâte de savoir où nous allions avec cette activité. Je lui ai demandé d’évaluer quel était son état d’esprit envers son défi (je ne lui ai pas demandé de me spécifier quel était le défi qu’elle évaluait). Elle m’a répondu : près de 4. Je lui ai ensuite demandé de quelle manière je saurais si elle était maintenant, magiquement, dans son futur parfait. Elle m’a répondu: « Simplement en me regardant: Je serais en train de sourire; je me tiendrais droite et j’aurais la tête haute; certaines personnes ne me dérangeraient plus, même si elles essayaient, car je serais là où je souhaite être ». « Excellent! Es-tu ouverte à faire semblant que tu te trouves dans ton Futur Parfait maintenant? Tu n’as qu’à agir exactement de la même manière que tu viens de me décrire, même si rien n’a changé ». Elle a accepté mon défi, mais je crois sincèrement qu’elle l’a fait simplement pour me faire plaisir (ou plutôt, pour me prouver que cela ne changerait rien).

Lorsque nous nous sommes parlé à la fin de la journée, elle était tout à fait emballée. Elle a reconnu non seulement qu’elle se sentait mieux, mais que les gens agissaient différemment avec elle. Son test ultime est venu lorsqu’une personne a voulu la provoquer délibérément. Elle se sentait tellement bien, que les provocations de cette personne ne l’ont nullement affectée. À la fin de cette journée, elle se sentait comme un 9.

Le truc en fait est de se créer une nouvelle habitude. En faisant son collage, ma sœur est en train de faire cela. Dorénavant, elle peut se référer à son collage : « Futur Parfait » comme un gentil rappel pour ces journées qui où c’est un peu plus difficile à mettre cette stratégie  en œuvre. Vous pouvez même prendre une photo de votre collage avec votre téléphone et le regarder discrètement de temps à autre pendant la journée.

Voici donc mon défi pour vous cette semaine: choisissez de faire un changement à 1 % (veuillez vous référer à la 1re partie de ce blogue) ou adoptez une attitude Futur Parfait (ou faites les 2 si vous vous sentez un peu compétitif) et appliquez-le à une situation de votre choix.

Gardez l’esprit ouvert et essayez! Vous serez peut-être agréablement surpris!

Calling all champions: Future Perfect

by Alexandra Fortier, MSS, RSW

“Calling all champions” is a column whose aim is to stimulate conversations, get “shelved” projects started and to make your ideas happen. Basically, the intent is to get your fire started and to get your inner champion moving!  

magic wand smaller

Recently, I gave a full day workshop to a group of helping professionals. At one point in this particular workshop, I asked the group:

“Who here knows about the Future Perfect activity”?

All at once, everyone raised their hands. A few even added: “We call it the Magic wand activity”.

“Great”, I say, “Now who uses this activity with their clients?”

All the participants raised their hands.

I asked if this was an activity that had had positive outcomes for their clients.

Again, the group was unanimous: “Yes”.

“Excellent!” I say, “Now who has tried this activity for themselves?”

Only one person raised their hand…

There’s a French expression that sums this up well: Le cordonnier mal chaussé – which, in translation, means – The Poorly Shod Shoemaker. Metaphorically, this means that people will take care of others’ needs before their own.

So what is the Future Perfect activity and how can you do it? Well it’s quite simple.

  1. First, think of a situation that you find difficult and you wish you could change (don’t start with your biggest issue ever).
  2. Now, rate how difficult you feel this situation currently is for you (on a scale from 1 to 10, where 1 is very difficult and where 10 is not difficult at all).

Ok, now the fun part:

  1. Think of what your Future Perfect would look like if that particular situation wasn’t an issue anymore
  2. Now, imagine that you have a magic wand (or a Genie in a bottle with 3 wishes – whatever works for you) and you wake up tomorrow and you are in your Future Perfect!
  3. As an outsider, how would I know that you are in your Future Perfect? How could I tell? What would be different about you? How would you act?

Now what?

  1. If you are at a 4, for example, what can you do, starting now, to get to a 5 tomorrow (this is similar to the 1% change concept). Give yourself small attainable goals to help you reach your Future Perfect.  Very important, celebrate every additional point you achieve!

Or

  1. Act as though you are in your Future Perfect now! Have the attitude, the stance, the smile, etc. – See how you feel afterwards and notice how people react.

What’s great about this strategy is you can apply it to any situation you choose, be it work related or personal.

 

Next week, in part 2 of this post, I’ll share with you an example of how this works through my sister’s experience with the strategy (no worries, I have her permission to share!).

See you next week!

Appel aux champions: Le futur parfait

Par Alexandra Fortier, MSS, RSW

« Appel aux champions » est une série de blogues avec  le but de stimuler la conversation, de dépoussiérer vos projets et de donner vie à vos idées. Bref, l’intention est d’attiser votre enthousiasme et d’activer votre champion intérieur. 

magic wand smaller

Récemment, j’ai offert un atelier d’une journée à un groupe de professionnels de la santé et des services sociaux. Lors de la journée, j’ai demandé au groupe s’ils étaient familiers avec l’activité du Futur Parfait? Du coup, tout le groupe a levé la main. Ils ont même ajouté qu’ils appellent cette activité La baguette magique.

« Super », je m’exclame. « Qui parmi vous utilisez cette activité avec vos clients? » À nouveau, tous les participants ont levé la main.

« Est-ce que vous considérez que cette activité amène des résultats favorables à vos clients? »

De façon unanime, ils m’ont répondu : « Oui! »

« Excellent », je réponds, « maintenant, qui a essayé soi-même cette activité? »

Seulement une personne a levé sa main…

Cette situation se résume très bien par l’expression : Le cordonnier mal chaussé – Ce qui veut essentiellement dire qu’une personne va s’occuper des besoins d’autrui avant de s’occuper des siens.

Alors, qu’est-ce que l’activité Futur Parfait et comment la faire? Eh bien, c’est assez simple.

  1. D’abord, pensez à une situation que vous trouvez difficile et que vous aimeriez voir changer (note : ne commencez pas avec le plus grand défi de votre vie).
  2. Maintenant, évaluez à quel point cette situation est difficile pour vous en ce moment (sur une échelle de 1 à 10, où 1 est très difficile et où 10 n’est pas du tout difficile).

Maintenant la partie amusante :

  1. Pensez à quoi ressemblerait votre Futur Parfait si cette situation particulière n’était plus un défi pour vous
  2. Maintenant, imaginez que vous avez une baguette magique (ou un génie qui vous donne 3 vœux… cela n’a pas d’importance, en autant que cela fonctionne pour vous) et vous vous réveillez demain et vous retrouvez maintenant dans votre Futur Parfait!
  3. En tant qu’observateur, comment est-ce que je saurais que vous êtes maintenant dans votre Futur Parfait? Qu’est-ce qui serait différent? Comment est-ce que vous agiriez?

Enfin :

  1. Si vous êtes à un 4 par exemple, que pouvez-vous faire, dès maintenant, pour vous rendre à un 5 demain (ceci est similaire au concept du changement à 1%)? Donnez-vous de petits objectifs réalisables pour vous aider à atteindre votre Futur Parfait. Il est très important de célébrer tous les points additionnels que vous réussissez!

Ou bien:

  1. Agissez dès maintenant comme si vous vous retrouvez déjà dans votre Futur Parfait! Adoptez l’attitude, la posture, le sourire, etc. Remarquez de quelle manière vous vous sentez par la suite et de quelle manière les gens agissent envers vous.

Ce qui est bien avec cette activité, c’est que vous pouvez l’appliquer à n’importe quelle situation que vous désirez, que ce soit lié au travail ou à votre vie personnelle.

Dans la 2ème partie de ce blogue, la semaine prochaine, je vais vous donner un exemple de comment se servir de cette activité et ce, par l’entremise de l’expérience de ma sœur (n’ayez crainte, ma sœur m’a donné la permission de partager son histoire!).

À la semaine prochaine!

Appel aux Champions! Mettez votre zone de confort au défi

Par Alexandra Fortier, MSS, RSW

« Appel aux champions » est une série de blogues avec  le but de stimuler la conversation, de dépoussiérer vos projets et de donner vie à vos idées. Bref, l’intention est d’attiser votre enthousiasme et d’activer votre champion intérieur. 

fears

À tous les ans, j’avais l’habitude de faire une résolution du Nouvel An. A chaque fois j’essayais d’être créative et de me jouer un tour pour que je puisse enfin tenir ma résolution. Je suis devenue membre d’un centre sportif, car je croyais que si je payais un gros montant d’argent, je m’y rendrais… Non. Je suis alors devenue membre d’un studio de yoga. Je me suis dit qu’étant donné que ça allait me faire du bien, j’allais réussir à rester plus longtemps que tous les autres nouveaux membres du Nouvel An… Non. J’ai ensuite voulu me mettre à peindre. J’ai acheté tout le matériel nécessaire… eh bien, je pense que vous avez deviné ce qui s’est produit par la suite.

C’est pourquoi, assez tôt, j’ai pensé : « À quoi ça sert! Pourquoi est-ce que je m’entête à prendre de nouvelles résolutions année après année? Je ne les garde jamais. Plutôt, je me sens coupable de ne jamais faire l’activité en question… » Allumée par une phrase qu’une de mes bonnes amies m’a dit : « La pire personne à qui tu peux mentir, c’est à toi-même ». J’ai donc décidé d’arrêter de prendre des résolutions à partir de ce moment. Je me sentais pleine de confiance. J’étais fière de répondre aux gens (lorsqu’on me le demandait) que je n’avais pas de résolution. Je brisais le moule!

Maintenant, avançons plusieurs années dans le temps. C’est alors que j’ai eu un moment « euréka». Lorsque j’ai participé aux formations Walking the Walk et Train the Trainer avec Françoise Mathieu, elle m’a demandé si je voulais me joindre à son équipe d’associées, afin d’offrir des ateliers. J’étais très flattée, mais totalement terrifiée. Je n’ai donc pas fait de suivi immédiatement après. Quelque temps plus tard, j’ai appris qu’une de mes collègues que j’estime énormément, était maintenant associée avec Françoise… J’ai été très surprise de constater qu’un sentiment de jalousie me traversait (car ce n’est pas une émotion que j’ai souvent). J’ai donc pris quelques instants pour me demander pourquoi je me sentais ainsi tout d’un coup. La vérité m’a frappée comme un coup de poing au ventre! Je voulais être associée, mais ce qui m’en empêchait était ma peur. C’est alors que j’ai décidé que je n’allais pas laisser le sentiment de peur gérer ma vie. J’ai donc appelé Françoise pour demander si elle souhaitait toujours que je fasse partie de son équipe… heureusement, elle a dit oui.

Avançons encore quelques années. J’ai eu à nouveau une nouvelle peur qui me frappait. Cette fois, Françoise m’a demandé si je voulais enregistrer des dvds en français pour la compagnie… J’ai accepté, mais j’étais immensément inconfortable à l’idée de faire des vidéos. C’est là que c’est arrivé! J’ai eu mon véritable moment « Ah ha ». J’ai enfin réalisé que je paralyse lorsque je suis face à des choses qui sortent de ma zone de confort, mais que si j’essaie ces mêmes « choses », je suis habituellement abasourdie par les résultats et de la manière incroyable dont je me sens par la suite. Alors… je ne prends plus de résolution du Nouvel An, parce qu’ils ne font aucun sens pour moi. Cependant, avec ma réalisation : « Si ça me fait peur et que cela sort de ma zone de confort, je dois le faire », j’ai maintenant une devise pour ma vie. Le défi que je vous propose donc : Si la peur vous empêche de faire quelque chose, prenez une grande respiration, puis essayez. Vous allez être surpris de constater tout ce que vous pouvez accomplir lorsque vous n’êtes pas en train de mettre les freins!

Calling all Champions! The Comfort Zone Challenge

by Alexandra Fortier, MSS, RSW

“Calling all champions” is a new column this Fall, whose aim is to stimulate conversations, get “shelved” projects started and to make your ideas happen. Basically, the intent is to get your fire started and to get your inner champion moving!  

fears

Every year, I used to make a New Year’s resolution. Each time I tried to be creative and trick myself into actually keeping my resolution for the year. I enrolled in a gym membership, because I thought that if I paid enough money, I would go… Wrong. Then I enrolled in a Yoga membership. I figured that, since it was good for me, I would stick it out longer that all of the other New Year resolution newbies… Wrong. I wanted to start painting and bought the necessary material… well I think you get my pattern by now.

So early on, I thought to myself: “Who am I kidding! Why am I making a New Year’s resolution? I never keep them, and I keep making myself feel guilty that I’m not doing the said activity…” Fuelled by a sentence that a very good friend of mine told me: “The worst person you can lie to, is yourself”, I decided to quit resolution-making cold turkey.

I felt empowered. I was proud to answer, when asked, that I didn’t have a resolution. I was breaking the mold!

Now, fast-forwarding many years later. That’s when I had an “Ah ha” moment. After taking the Walking the Walk and Train the Trainer workshops with Françoise Mathieu, she asked if I wanted to join her team of Associates, to offer workshops. I was flattered but terrified. So I didn’t follow-up immediately.

Some time afterwards, I had learned that one of my esteemed colleagues was now an Associate with Françoise… I was very surprised when my green-eyed monster appeared – aka jealousy (he makes very rare appearances). I took a few moments to ask myself why I felt this way all of a sudden. And the truth hit me like an upper cut and a jab! I wanted to be an Associate, but what was holding me back was the fact that I was scared. I decided that I wouldn’t let fear get in the way of my life. So I called Françoise and asked if she was still interested in having me as an Associate… thankfully, she was.

Fast forward again a few years and I had another fear hit me in the gut. This time, Françoise asked me if I wanted to film some French dvds for the company… I agreed, but I felt really anxious about it. Then it happened! My true “Ah ha” moment. I realized that I freeze when I am confronted with things that are out of my comfort zone. However, if I try the “thing” in question, I’m usually astounded by the results and most importantly, how amazing I feel afterwards.

So… I don’t make New Year’s resolutions, because they make no sense for me. However, armed with my realization: “If it’s scary and out of my comfort zone, I have to do it.” I now have a life motto.

My challenge to you: If fear is holding you back, take a deep breath and try. You’ll be amazed at what you can accomplish when you’re not stopping yourself!

 

When slow is the only way to go

turtle

I recently had elective hip surgery – it was a long-awaited repair to a torn ligament for something that is often called an “athletic injury”. This term is perhaps overly flattering , frankly, for someone like me who has never been more than a mediocre athlete – better that than an “ageing injury” I guess! This operation will hopefully mean that after 2.5 years of not being able to run or cross-country ski or do many of my favourite things, I may soon be able to get back to vigorous exercise.  This rather prolonged hiatus has been challenging for me – not a terrible, life-altering, drama-filled ordeal – I am well aware of the immense privilege I have to be healthy and otherwise able to move and live my life, but it did mean that I lost, for several years, access to my favourite stress relief activities. There is nothing like being outside on a crisp sunny winter day on a cross-country ski trail. I miss that badly. Or being able to go for a nice long run to clear my head when there is too much on my plate.

Anyhow, now I’m in recovery. The challenge of recuperating from hip surgery is that you can’t move really fast – you have to take your time, walk a few steps when you feel able to, stop when you don’t and, in the first few weeks, you have to spend a lot of time lying flat on your back with some well-positioned ice packs, to let your body recover from the surgery and to allow the hip to heal. You also need to learn to ask for help and allow others to do things for you.

For some people, this sounds pretty idyllic, right? Lie on the couch all day while you are being served? Well, for me, it is very difficult.

My lovely sister-in-law came to help for the first few days after the operation and we had a great time sitting in my living room, chatting, doing our Christmas shopping online and putting the world to rights. But, once she left and I started emerging from the post-operative haze, I was forced to face the reality that my speed was going to be severely curtailed.

I do most things fast – I act quickly, I move fast, I think fast, I talk fast. Ask anyone who knows me – I tend to like having several things on the go at once. I never run just one errand, I usually strike four things off my list every time I head out the door.  And now, all of a sudden, I have become a turtle, someone who has to take a nap after going out to buy a pair of socks.  “Now you can be like the rest of us humans!” said a good friend of mine, which was perhaps a slight exaggeration about my normal speedy state and also very cute and frankly a little bit true. Maybe I do too much because I can. Because that’s how I like life to go.

So, does this mean that I have learned a deep lesson about slowing down that will stay with me forever, even when I am back to full mobility? I can’t promise that. But it has taught me a few things: not to take my health for granted, that maybe pushing myself to get 15 things off my to do list every day isn’t such a great long term plan as I age, and that I have control issues about letting other people do things for me.

Having a bit more down time has allowed me to rest, to pour over some great cookbooks I hadn’t had time to explore (the new Moosewood cookbook is absolutely fantastic, btw), visit with friends I usually am too busy to see, and drink tea on the couch. Maybe going slow(er) is ok after all.

 

 

 

 

The Smile Challenge

by Alexandra Fortier, MSS, RSW

“Calling all champions” is a column with the aim to stimulate conversations, get “shelved” projects started and to make your ideas happen. I hope to help stimulate you and bring out your healthy competitive side to make things happen!

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Last June’s “Care4You” conference in Kingston, Ontario was jam-packed with amazing speakers that were thought provoking, inspiring and even entertaining! You left with a multitude of tools and ideas that left you refilled with energy and enthusiasm and made you want to better your situation. I was no different.

On the second day of the conference, we started out with a workshop on the benefits of laughter yoga. Even though I give everyone a chance to surprise me, and I keep an open mind about new ideas and methods, I have to admit that I was a bit reluctant about this particular theme… But how surprised I was about the turn of event!

At the start of the workshop, (almost) everyone was struggling to stay awake and was closely attached to their coffee mug. However, the very engaging and knowledgeable speaker Sylvie Dagenais-Douville had us do a multitude of exercises that were a build up to the very end, where absolutely everybody was up and dancing, laughing and enjoying themselves. The energy in the room was electric!

Energized with an amazing idea I particularly liked in that workshop, I was itching to try it out with my kids. I had my chance fast enough.

Here is the idea inspired by the laughter yoga session: if you smile for 30 seconds straight (whether you feel like it or not), you can’t stop smiling afterwards. You actually need to make a conscious effort to frown to stop smiling!

So, a few days later, my kids were involved in a huge and loud argument. I asked them to come see me. They each wanted to start explaining how unfair the other sibling was. But I said: “Before you start explaining what’s going on and why you two are fighting, we need to smile for 30 seconds first”. I got a lot of resistance and arguments… I simply said: “humour me”. Still resistance. I said: “Ok, I get it, but if we don’t do 30 seconds now, we’ll do a minute then”. They reluctantly agreed to humour me for no more than 30 seconds (they were NOT pleased about this and they did NOT want to smile… but they did).

After those 30 seconds, they couldn’t wait to stop smiling, but found that they couldn’t stop. I hurried and asked what was their argument about. They started explaining, but because they were smiling, they were explaining the situation calmly and quickly laughed at how ridiculous their fight actually was. I didn’t need to intervene as a referee (like it’s often the case). They quickly found a win-win solution and went on playing calmly. I was utterly shocked at how well my experiment went!

So my challenge to you this week is very simple: I dare you to smile for 30 seconds straight!